L'école TAI-KIH-KAI
SOKE Willem TIELEMAN Ceinture Noire 10ème DAN JU-JUTSU (30/06/1936 – 28/01/2025) :
Les origines de l’école TAI-KIH-KAI remontent en 1962 mais son appellation viendra bien plus tard.
On pourrait s’étonner de l’orthographe de JU-JUTSU au lieu de JU-JIUTSU ou JIU-JUTSU mais c’est volontairement que mon choix s’est fixé sur JU-JUTSU.
Ceinture noire fraîchement nommée par maître Ushiro Abe en Judo KODOKAN, je reçu en cadeau un magnifique livre illustré du JUDO KODOKAN, édité par la DAI NIPPON YUBENKAI KUDANSHA TOKYO JAPAN, en même temps que mon diplôme de ceinture noire du KODOKAN signé par RISEI KANO fils fondateur du JUDO. Ce livre deviendra pour moi, en ce qui concerne les arts, une véritable bible, et chaque fois que cela s’avérera indispensable, j’y ferai référence. Malheureusement, cette édition est épuisée en langue française, par contre, toujours éditée en anglais. Dans ce livre, on trouve JUTSU (art ou pratique), et JU (souple). Donc, peut traduire JU_JUTSU par art souple.
Je me suis assigné le but d’enseigner sous cette appellation JU_JUTSU, et d’étudier le plus grand nombre possible de techniques, de méthodes ou de styles, et ensuite de fonder mon école.
C’est en 1980 que, de ma rencontre avec maître R.MAROTEAUX, français de die (Drôme) 7ème DAN, ou je pratique sous sa houlette le GOSHIN-DO, que naît l’appellation définitive de JU-JUTSU TAI-KIH-KAI. TAI (corps), KIH (esprit), KAI (association), ce qui donne : Art souple du corps et de l’esprit associés.
Il existe plusieurs raisons pour lesquelles je voulais éviter le terme de JIU-JUTSU mais une des principales est qu’il y avait des écoles de JIU-JUTSU qui trop souvent se laissaient aller à des pratiques de techniques violentes et dangereuses avec les débutants notamment en projections, torsions de bras ou jambe.
Résultat : Beaucoup de gens venaient à penser que le JIU-JUTSU était malfaisant, néfaste. Autres raisons était que je désirais créer un programme et aider les novices qui pratiqueraient l’école TAI-KIH-KAI à s’y retrouver facilement dans toutes ces techniques et éviter aux débutants d’effectuer trop tôt des techniques dangereuses.
Loin de moi l’idée d’inventer quoi que ce soit, les techniques existent, mais elles sont tellement nombreuses que les candidats, dégoutés de ne ne pouvoir s’y retrouver, renoncent à pratiquer cet art martial.
L’idée était donc de codifier un nombre donné de techniques que l’on appellerait fondamentales qui seraient imposées par KYU. Par contre, de laisser une grande souplesse dans les variantes.
Après plusieurs années de cet enseignement, et aidé par de nombreuses ceintures noires de mon école, j’ai arrêté le programme définitif pour ceux qui voudraient être gradés dans la méthode TAI-KIH-KAI. Selon l’avis de mes pratiquants, mais aussi de différents professeurs d’arts martiaux. L’étude de cette méthode TAI-KIH-KAI est attrayante et permet de donner libre cours à son imagination, partant du principe qu’il n’y a pas de mauvaises techniques :ais des techniques mal faites et que l’on peut s’exprimer que librement. Néanmoins, le programme est structuré et appuyé par un aide-mémoire.
Une forme pré arrangée ou KATA complète le programme pour l’obtention de la ceinture noire TAI-KIH-KAI 1er DAN. Ce KATA est exécuté en vitesse ralentie d’abord, en vitesse réelle ensuite.
Trois ans d’études sont nécessaires avant de pouvoir présenter un examen de ceinture noire, une étude de deux cours semaine est un minimum pour y parvenir.
L’école TAI-KIH-KAI est reconnue par la KOGOR qui la fît reconnaître par d’autres pays et organismes (qu’il serait trop long d’énumérer dans cet ouvrage) à un bel avenir potentiel international devant elle. Aux détendeurs de la ceinture noire TAI-KIH-KAI de faire en sorte qu’il en soit ainsi.
